Avec l’évolution des modes de vie, la cuisine traditionnelle est de moins en moins consommée au Japon. Pour lutter contre cette tendance, les cuisiniers, la filière agroalimentaire et l’État multiplient les opérations dans les écoles et les cantines scolaires.
“Mettez du konbu et du katsuobushi [algue et flocons de bonite séchée, les principaux ingrédients du bouillon japonais] dans votre bouche”, demande aux élèves Naoyuki Yanagihara, spécialiste de la cuisine traditionnelle. Un profond silence se fait aussitôt dans la classe, puis, au bout d’un moment, des enfants commencent à murmurer : “Hmm, c’est bon !”, “Ça sent bon !”
À la mi-octobre [2019], Yanagihara, l’héritier du Kinsaryu, un courant culinaire de l’époque d’Edo (1603-1868), a donné un cours sur le goût à l’école primaire Futaba de Tokyo. C’était la neuvième année qu’un cuisinier ou un spécialiste de la cuisine japonaise se rendait dans cet établissement pour transmettre son savoir aux enfants.
À la fin du cours, un cercle d’élèves se forme naturellement autour du chercheur. “Le katsuobushi, c’est dur comme du bois !” “Ah, c’est comme ça qu’on fait des flocons ?” Ces enfants s’étonnent de choses qui étaient évidentes il y a encore une dizaine d’années. Beaucoup voient ces ingrédients pour la première fois de leur vie.
Selon une enquête réalisée en 2018 par le Hakuhodo Institute of Life and Living, les Japonais se détournent de plus en plus de la cuisine traditionnelle. En effet, un peu moins de la moitié d’entre eux disent ne pas aimer la cuisine tr
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Par sa diffusion, le “Journal économique du Japon” est sans conteste le plus important quotidien économique du monde. La qualité de ses articles vaut largement celle du Wall Street Journal ou du Financial Times.
Le Nihon Keizai Shimbun est à l’origine du groupe Nikkei – connu pour son indice des valeurs boursières –, dont il est la principale publication. Dès sa parution, en 1876, le quotidien s’est spécialisé dans le domaine des affaires. Un siècle plus tard, il s’impose comme le journal des cadres d’entreprise japonais. Fort de ses 1 300 journalistes et de ses 90 bureaux (dont 32 outre-mer), il excelle dans l’analyse de la vie non seulement économique, mais aussi politique. Ses éditoriaux n’hésitent pas à pourfendre le gouvernement conservateur et les dirigeants d’entreprise quand il juge que le libéralisme est menacé.
Le groupe Nikkei est un vieux routier des services en ligne. Bien avant l’avènement de l’ère Internet, il proposait de nombreux services à tous les détenteurs d’un modem. Aujourd’hui, seuls les éditoriaux et quelques articles factuels sont repris de l’édition papier. Le quotidien préfère offrir un contenu gratuit bâti autour de dossiers thématiques et d’études réalisées par les différentes branches du groupe. Une version en anglais du contenu est disponible, mais l’accès est payant.
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